Les Contes en papier


Pour enrichir la vie de l'enfant, il faut que l'histoire stimule son imagination; qu'elle l'aide à développer son intelligence et à voir clair dans ses émotions; qu'elle soit accordée à ses angoisses et à ses aspirations; qu'elle lui fasse prendre conscience de ses difficultés, tout en lui suggérant des solutions aux problèmes qui le troublent. B. Bettelheim.

 

C'est à partir de ce constat fait par Bettelheim dans Psychanalyse des contes de fée que j'ai adapté Le Petit chaperon rouge et Blanche neige pour les maternelles, préférant les versions des frères Grimm, qui mettent en valeur l'apprentissage et le parcours initié par l'enfant.  

 

Partant du point de vue de l'enfant et du plaisir qu'il a à s'inventer ses propres histoires, j'ai construit des petites formes, visibles dans l'intimité d'un petit groupe (pas plus d'une classe par représentation).

Ces spectacles ont été conçus à l'échelle des petits, j'ai pensé "miniature", en partant de ce qu'ils auraient pu eux même utiliser pour jouer; en dessinant, en découpant, en collant, en parlant... Comme leur nom l'indique, ils sont montés à partir de pièces de papier, partant de la matière première du livre, de cet objet somme toute "magique" puisqu'il a le pouvoir de faire apparaître ces histoires faites de mots parfois compliqués, drôles ou intrigants, que les petits ne savent pas encore déchiffrer.

Et puis j'ai voulu sortir de ces pages lues, les images du livre, les faire parler et faire que le papier devienne vivant, prétexte au jeu théâtral.

 

Beaucoup des matériaux utilisés sont de la récupération : des bouts de bois, de dentelle, de papier et de carton sont magnifiés par le biais des ombres chinoises, d'un éclairage ou du dessin, pour faire vivre les enfants, l'espace d'une demi heure, à l'intérieur d'un conte de fée.